A moins d'être à la tête du marketing d'une multinationale ou futur présidentiable des Etats-Unis, en quoi les fameuses "Grrrandes tendances du marché" vous sont-elles à ce point utiles?
Je dis "à ce point" car nous sommes nombreux à y porter un intérêt certain, et à leur accorder parfois une (trop ?) grande importance dans nos décisions marketing de terrain. C'est la lecture
d'un post sur le blog de Seth Godin qui m'a inspiré ce billet. A lire ici : Seth's Blog: Macro trends don't matter so much
Décrocher la lune... ou juste une commande ?
Est-ce que nous ne faisons pas trop compliqué ? Ne sommes-nous pas en train de construire une fusée interplanétaire juste pour non pas décrocher la lune, mais bien décrocher une commande chez
monsieur C. Lient, une personne en chair et en os avec des envies, des sentiments, des besoins. Bref tout sauf une statistique.
Il y en aura toujours bien assez pour moi
Partant de là, j'aimerais vous proposer une autre réflexion sur les effets du marché. Vous savez, le marché porteur ou pas, déprimé ou pas,... tout ce qui fait que nous vendons ou pas,
finalement.
Ah bon ? Quand pour faire ma soupe je vais remplir ma casserole dans la piscine, est-ce qu'une variation du niveau dans une piscine de plusieurs mètres cubes va m'empêcher de remplir ma petite
casserole de quelques litres ?
Est-ce que ce n'est pas la difficulté à me pencher (je deviens vieux, je suis rouillé, je ne suis plus habitué à me donner du mal) pour remplir ma casserole ou la cohue autour du bord (forcément
il y a une seule piscine dans le village pour remplir les casseroles) qui me rebute ?
Finalement que font quelques dizaines de litres en plus ou en moins dans une piscine de plusieurs milliers de litres ? La quantité nécessaire pour préparer ma soupe y est largement.
Ce n'est dès lors plus une question de quantité totale disponible, mais bien une question de façon de remplir sa casserole. Et ça, ça ne se décide pas en regardant la piscine du bord de la
terrasse, mais bien en empoignant la casserole et en se penchant au bord de l'eau pour y puiser sa soupe du jour. Une sorte de version revisitée du "think global - act local"
Sacré Darwin
Ce ne sont donc pas les grandes tendances qui font ma vente d'aujourd'hui, mais bien la ténacité et l'inventivité dont je fais preuve pour remplir ma casserole dans une piscine dont le niveau
varie, parfois fortement. Tout est là : l'adaptation dont parlait Charles Darwin celle qui fait que les espèces comme les vendeurs qui réussiront, sont celles et ceux qui s'adapteront le mieux.
À votre tour !
Thomas Jefferson a dit : « Quand deux personnes se rencontrent et échangent un dollar, elles repartent chacune avec un dollar. Quand elles échangent une idée, elles repartent chacune avec deux
idées. »
Je vous ai partagé ma vision. Je souhaite connaître la vôtre. Donnez votre avis, exprimez-vous.
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